Partir par Anne Geffroy

Au matin, grognon, bougon, Louis boit un arabica fort
Voit son sac à dos au fond du couloir
Pourquoi partir – Sais plus


Il a bu tard dans la nuit du mauvais vin.
Son corps alourdi d’avoir mal dormi,
Rompu par trop de soucis.


Il doit partir,
Son bon transport sur un guéridon dans le coin n’a pas disparu.
Il a un train plus tard au soir.


Mais maintenant, il voudrait sortir dans le jardin,
Souffrir à l’air pur.
Imaginant un toujours ici.


Plus tard courir jusqu’à la station, jusqu’au quai,
Puis trouvant son wagon, oubliant tout,
Partir là-bas à Paris.


Pourquoi partir – sais plus
Trop matinal pour lui.


Paris, travail. Paris, trottoir. Paris, vagabond.
Il connaît.


Abandonnant sa maison, son jardin, son chat, son comptoir du bar, copains


Partir oui, garçon sans imagination, mais dos au mur.
La maison plus à lui, il sait, sans un sou, clochard.


Chagrin du départ.
Trop lourd


Puis soudain un coup de fil.
Allo, oui, Marc, tu pars aussi à minuit.
Louis rayonnant, Marc l’accompagnant, amis avant tout.


Alors oui, partir, loin d’ici.

juin 2021

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