Une lettre de bienvenue dans ma bulle d’espoir par Mariama

Une lettre de bienvenue dans ma bulle d’espoir

Je suis un être ordinaire. Je marche souple à la surface des océans. Je bois humble l’eau des cascades. Je dors profondément dans les forêts. Voyez-vous ? Rien de si extraordinaire, je suis un être ordinaire. J’ai un cœur qui bat aux temps nuageux. Voyez-vous, je suis un être simplement vivant.

Je suis partie depuis longtemps et n’a point regardé en arrière. À chaque fois que j’y songe, une nouvelle porte s’ouvre autour et je m’y plonge avec fluidité en apportant toute mon âme. Avec gigantesque attention. 

Je suis partie depuis trop longtemps, je ne suis pas à ma place. Hier encore je suis partie et je me réveille ici aujourd’hui. Ce n’est pas fini. Je suis en train de partir et je n’ai nulle direction. Je continue à marcher à une allure pire d’un expert escargot. Pendant ce temps le monde boit à sa coupe avant l’ultime match de sa vie.

Je ne vous laisse aucune inquiétude. Je recherche ma médaille, je cours à mes pertes. Je vais arriver, lorsque les sables seront debout. Et quand Mars serait enfin habitable des espèces vampirisées semblables aux humains. 

Me garderas-tu une place ? Toi qui es mon combat, mon roman, ma poésie, les contes de mon enfance.

Avant mon arrivée, je t’envoie déjà mon cœur par l’éblouissement du vent ardent de mon âme. Tu verras. Tu trouveras mon ombre devant les mérites, avant même que tu franchisses tes légers pas. Il faudra les suivre. Je serai assise à ta table de dîner le soir, devant ta terrasse pour le petit déjeuner et midi, oui j’ai bien dit Midi, nous nous irons baigner dans le lac d’amour car c’est l’heure où la planète se réchauffe éperdument.

Je t’accompagnerais dans chaque voyage que tu entameras et nous écrirons notre histoire sur le drap azur, de chaque nuit.

Lorsque tu t’ennuies il suffit de penser à mon arrivée, tu verras. Tu observeras de ton esprit, l’ombre de mon visage dans chaque élément de la nature. La poésie naturelle de ta magnifique image caressera le paysage défilé du haut des montagnes enneigées. Tu serais consterné du regard mirant dans des reflets artificiels comme un miroir brillant dans l’éblouissement des yeux ouragan.

Tu es un père une mère un frère une sœur un oncle une tante un cousin une cousine un ami une copine un amant un époux une épouse, qui que tu sois, sois ta volonté. L’inconnu complice à mon cœur. 

Et je veux juste te murmurer par le chant de la colombe un sifflement. Un signalement de tonnerre épicé d’envie et d’envol lointain, tu verras. Tu riras. De joie. De peine. Que sais-je ? La mélodie n’a pas de bouche ni de visage mais des oreilles en or.

Tu ne me verras pas dans ton dortoir, je suis l’invitée passagère. Tu ne me verras pas, car je prendrai ton ombre à mon tour, laissant ton corps reposer dans le silence nocturne.

Et, afin de pouvoir recharger la batterie de tes vertèbres, pour le bonheur de demain, je vais remplir de souvenirs dans chaque carrefour.

Ainsi je t’emmènerai dans mes plus incroyables songes dont tu ne souviendrais une fois réveiller. Tu n’auras point à t’inquiéter. Je te laisserais les traces invisibles de ma bonne foi, les dieux en seront témoins. Les traces, juste dactylographiées dans ton cœur doré d’émeraude, une impression de joie de Bohême comme un totem figé au pied du nid.

La nuit a été si longuement attendu. J’ai été bercé dans des songes extraordinaires. J’ai été nourri de flatteries autour des horizons scintillantes de diamants bleus. La nuit m’a été si longue mes amis. J’ai vécu des choses. J’ai admiré. J’ai pleuré de joie. J’ai été consterné de découvertes : des animaux qui festoient, des arbres qui chantent, une forêt d’humanités en fils d’attente, mais de quoi ? Je suis allée visiter une île dans la profondeur des eaux marines, je n’en reviens toujours pas. La nuit m’a semblé très, très longue.

Mais celle que j’ai préféré, que je retiens, c’est une suite de rires merveilleux qui laissent entendre des fantasmes des étoiles au milieu des pacifiques. Je suis purifiée de mes quarante et un années d’existences sur terre. Je traverse mes 42 ans dans l’ignorance remplie de vide et de grand espoir. Dans une cuve de l’occitane, je me noie des idées campagnardes. Je m’habille de velours pour m’effacer des ruelles. Je vis trop emphatique. Je vis ma santé. Je quitte ma bulle d’espoir.

Je me réveille en plein nuage d’azurage, bénigne, se baignant dans un lac d’émeraude aux pépites de ribis. Je me réveille ce matin du deux février deux mille vingt et un en pleine forme. Je respire la santé. Je pète d’humeur. Je ne geigne point, je vis. Et je voudrais partager avec mes amis un gâteau de vingt et cinq mots dans tous ses états, exposé sur un plateau argenté de quarante-deux pétales. 

Les voici défilés de l’encre de mes pensées fluides, sur la page de mes yeux : 

Bonheur, journée, filer, soleil, lumières, … Pardon. Carrière, rêves, songer, applaudir, carrefour, velours, santé, fabriquer, carence, loi, fautes, retour, ténèbres, fermiers, falloir, air, voyage, aimer, rustique.

Quelquefois, les mots naissent d’une envie, d’un hasard, d’une chance, peut-être, peut-être pas … d’une quelconque évidence telle cette brillante date de ma naissance, en ce jour de la chandeleur.

Je viens aux nouvelles. Comment allez-vous ?

Car chez moi, je ressens le bonheur des montagnes. Je respire le soleil des campagnes. Je laisse filer mon regard au courant des rivières. Et bientôt pas plus tard que ce soir, je voudrais vous invitez à venir allumer votre bougie de la journée, dans une des 42 branches de mon chandelier. 

Aussitôt après que j’aurais fini de rassembler tous les ingrédients pour fabriquer un gâteau à prière, afin de partager les moments sublimes à déguster chaque mot, je vous enverrais mon cheval de fée pour la nuit.

Après, vous avec moi, nous étalerons dans mon jardin de pensées, un ciel majestueux submergé d’étoiles.

Alors nous étêterons les mauvaises ondes de grande prière pour faire jaillir de lumières d’avenir. Ensuite je vous embrasserai sur les joues. Je vous souhaiterai une étendue de vie et enfin je vous remercierai en santé par peur de vous retenir longtemps à mes côtés.

Pardon mon dieu si je rêve. J’ai juste un cœur qui saigne d’ampleur, de générosités à contre façon. J’aime remplir d’illusions les rêves intouchables. J’imagine une grande carrière. D’abord je songe à un noyau de futur dont je me dis que j’aurais certainement une part de gâteau. Tout à coup les circonstances de la vie viennent tout bousculer d’un sens, basculer de l’autre. Premièrement, je suis applaudie dans le carrefour des mots. Soudain le genre ne convient plus aux saveurs. Nous nous retrouverons demain d’espoir toujours vivant. L’amour et la gloire vont si bien ensembles !

Aujourd’hui, je ne me pose plus de questions. Je me suis réveillée en retard. Février court, prometteur, me laisse sans voix. Je suis énormément émue. L’humanité se perds. La nature prend sa forme d’origine. Mais que deviendrons nous demain ? Le monde est sans merci. Les humains se dévorent mentalement. La vérité se meurt.

Hier la visite des événements sanitaires a gravé en moi, de réflexions sur le pourquoi de la vie. Avant de fermer mes paupières j’ai prié seigneurs des astres de planter un chêne, un noisetier ainsi un hêtre dans mon esprit de nuit. Cependant je savoure la belle journée ensoleillée, devant un marronnier. J’ai déjà vécu, de semblables, depuis toute une existence.

Désorption exquise de ma gorge entraîne mon cerveau envahissant. Désormais j’espère et encourage de résonances la force psychologique qui émerge les fermes et les fermiers enfin cultivent de passions dans le genre humain. Je ne cesserais jamais de vouloir comprendre la galaxie de notre étincelante pensée où j’irai jadis me présenter en tête à tête une carence, revendiquer une loi unique à notre existence, où à … jamais un retour ne soit fautes des ténèbres. 

Maintenant je vis mal cette présence de vide qui se remplie de voix de tête puis les sociétés n’en savent pas plus que mes propos. 

Quant à vous, victimes, souvent blâmées, n’avez-vous pas toujours tords de vous plaindre ? Vous avez sans doute raison. Le fermier annonce tard une culture. Il va falloir s’y prendre tôt. La saison tout à coup change de l’air. Je pense toute de suite à un voyage … d’aller revisiter mes mots ici et là-bas. Je repense ailleurs, comme si je surfe mes souvenirs autour d’une histoire d’une mère. Dedans on raconte sa difficulté à pouvoir transmettre de l’amour à son enfant. Dehors on parle mal d’elle. Derrière ces ondes refoule une grande vérité. Une mère qui aime est au-dessous de sa force brutale.

Devant un tel acte d’accusation là, elle se révolte bien loin que donnerait le verdict d’un juge. Elle serait assez forte pour se défendre devant un procureur. 

Je pleure aussi une mer qui nous sépare de frontières. La situation nous divise autant en mal qu’en bien et la culture reste notre seul équilibre.

Alors c’est un bonheur multiple de commencer un atelier d’écriture avec beaucoup de remords sans regret et d’impopularité de style. J’espère beaucoup que cela ne vous effraie. Et que vous me lirai encore prochainement avec un environ plus ouvert sans ambiguïté. Je n’ai guère plus d’idées, plus de mots théâtraux sur le marché des vignes cervicales. Un peu plus de réflexion je plongerais dans la panique champêtre de ma plume rustique. On aurait tout vu. 

C’est avec une magnifique journée un peu vague que je me sépare de ma bulle d’espoir.

Pourtant je suis comblée de cette expérience incroyablement inattendue.

Toutefois je pense à toi. Toi qui m’attends, je vais arriver.

Cependant nous clôturerons mes histoires qui tuent les mouches. Je découvre que je suis dingue des mots.

En effet je vous retourne la situation. Comment vivez-vous l’écriture puisque les mots sont encore plus vivants qu’un point de mémoire ? quelles sont vos nouvelles idées d’avenir ? Je voudrais sourire de mots chaque instant.

J’ai l’occasion de paraître ordinaire, tout … pour dire, je suis présente.

C’est pourquoi je reprends ici le début de ma lettre pour vous rappeler par ailleurs qui je suis.

Je suis un être ordinaire. Je marche souple, à la surface des océans. Je bois humble, l’eau des cascades. Je dors profondément dans les forêts. Voyez-vous ? Rien de si extraordinaire, je suis un être ordinaire. J’ai un cœur qui bat aux temps nuageux. Voyez-vous, je suis un être simplement vivant.

Par conséquent, je suis partie depuis longtemps et n’a point regardé en arrière. À chaque fois que j’y songe, assurément une nouvelle porte s’ouvre autour et je m’y plonge avec fluidité en apportant toute mon âme. Certainement avec gigantesque attention.

Je suis partie depuis trop longtemps, je ne suis pas à ma place. Hier encore je suis partie et certes je me réveille ici aujourd’hui. Ce n’est pas fini. Je suis en train de partir et je n’ai peut-être nulle direction. Je continue à marcher sans doute, à une allure pire d’un expert escargot.

Pendant ce temps le monde boit à sa coupe avant l’ultime match de sa vie.

Je ne vous laisse aucune inquiétude. Je recherche volontiers ma médaille, je cours à mes pertes. Je vais arriver, lorsque les sables seront debout. Et quand Mars serait enfin habitable des espèces vampirisées semblables aux humains.

Me garderas-tu vraiment, une place ? Toi qui es mon combat, mon roman, ma poésie, les contes de mon enfance. […]

Mariama.

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