Une anecdote de Anne J

Voici une anecdote au cours de laquelle j’ai dû faire des choix sous la pression du voisinage, en tant que présidente d’une association. Cette association siège dans un local au bout d’une impasse, bordée par des habitations.

Alors que nous sommes implantés dans ce local depuis quelques années, un jour je reçois un mail m’informant d’un danger potentiel concernant le croisement de cette impasse avec la route principale. Effectivement, bien que le code de la route n’interdise pas de tourner à gauche, surtout dans une ligne droite, des riverains nouvellement arrivés ont cru bon par esprit de purisme, de s’opposer à cet état de fait. Nous sommes dans un monde où certains ont besoin de marquer leur personnalité par des mises au point stériles, au nom de la soit disant sécurité ; faire bouger un univers qui vivait en paix avant leur arrivée !

Là en l’occurrence, il y avait la possibilité de descendre la rue principale, faire le tour du rond-point du bas de la rue, et de la remonter pour tourner à droite dans l’impasse. En pratique, je ne vais pas attendre qu’il se crée une association de riverains qui nous obligerait à perdre de l’énergie dans des discussions futiles. De plus, s’il y avait un accident à ce carrefour, ces mêmes riverains feraient là encore entendre leur voix. Il fallait assumer et protéger le futur !

Donc, pour commencer, j’en ai parlé à mes adhérents présents. De l’avis commun, il ne coûtait rien d’en parler « Aux ponts et chaussées », sans doute en passant par l’intermédiaire du maire. Ce n’était pas quelque chose d’urgent, mais il fallait mettre en place une alternative. J’étais responsable du groupe, il fallait assumer. Nous avions décidé de ne pas passer outre.

En pratique, ce n’était pas grand-chose, peut-être une façon de faire connaissance, dans l’esprit de ces riverains. Mais de toute façon, il fallait faire une enquête de voisinage, pour savoir précisément d’où venait la plainte qui avait justifiée l’envoi de ce mail par la mairie. Et ensuite, que les plaignants formulent correctement leur demande puisque pour moi, nous n’étions pas en infraction. De plus, nous n’étions pas en cause dans le trajet de la route et avions repris un local préexistant, pour lequel un avis de construire avait été établi.

C’était donc le maire qui m’avait alertée, non pour une simple information, mais pour que j’agisse et fasse une réclamation à mon tour et de mon plein gré, puisqu’il n’y avait pas d’infraction. Lui s’était couvert auprès des riverains en cas d’accident en m’envoyant une pièce écrite. Je devais y répondre en tant que responsable de cette association, mais n’avais en aucun cas, d’obligation légale à mon sens. Mais il faut se méfier des lois qui ne peuvent pas être régies selon notre propre logique.

J’ai donc répondu au maire qu’il devrait plutôt s’adresser aux Ponts et Chaussées, et que je le remerciais de m’avoir fait part de ce petit souci. Ainsi l’honneur était sauf et cet incident pourrait au besoin rappeler notre association à son bon souvenir, et nous donner l’occasion d’une demande de subvention.

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