CONTE DE NOEL de Dominique H

CONTE DE NOEL

Il était une fois un palais merveilleux, dans un pays merveilleux.

Un roi aimé de son peuple, un peuple joyeux, heureux de vivre en ce royaume.

Des paysans comblés par le bonheur de travailler leur terre, des commerçants prospères, des maitres épanouis par la transmission de leur savoir.

Noël approche … Tout le royaume s’y prépare.

La forêt alentour a fourni son lot de sapins magnifiques pour la parure de guirlandes.

Au palais les serviteurs s’affairent, les flambeaux illuminent la grande salle des tableaux . Mais quelle est cette rumeur qui se répand dans le pays?

Une rumeur qui grince d’abord comme une vieille poulie rouillée, puis s’enflamme comme une allumette sur un jerricane d’essence… Rumeur d’une étrange maladie inconnue de tous qui entre dans les chaumières et dans les manoirs, qui abat les pauvres et les bourgeois. Malheur! malheur! quel est ce monstre?…

Au palais le roi est dans son fauteuil royal. Il trempe son sachet de thé dans sa tasse royale; puis il tapote son oeuf dans son coquetier royal. Il a convoqué son fidèle conseiller, qui a toute sa confiance car il a été champion de skate board.

Monseigneur, le pays est en pleine tourmente! Appelons tous les médecins de la cour, tous les apothicaires et tous les guérisseurs! Il faut sauver Noël!!! Voici donc tous ces savants réunis autour de la grande table du Conseil. Les uns ont apporté leurs éprouvettes, les autres des grands vases pour mirer les urines. Dans des gourdes ou dans des carafes ils ont préparé diverses potions. Le grand guérisseur du sud dit avoir trouvé le remède miracle. Mais le Roi n’en peut plus.

Signe d’une grande exaspération, il enfonce son bonnet sur ses oreilles pour ne plus les entendre et congédie toutes ces marionnettes. Il reste seul avec son fidèle conseiller. La nuit tombe, l’obscurité gagne la grande salle et les enveloppe, tous deux mornes et accablés, car pour sortir de cette tragédie il faudra bien quelque baguette magique, quelques abracadabra, quelques lapins à sortir du foulard…

Soudain un grand vacarme leur fait lever les yeux. Un robuste paysan fait irruption en hurlant : «Je lui ai coupé la tête ! je lui ai coupé la tête!» Et il brandit d’une main son sécateur ensanglanté, de l’autre la face immonde d’un monstre spiculé.

«Il voulait entrer dans ma maison pour tuer mes vieux parents! Il est mort! tout est fini!»

Le conseiller pleure de joie, le Roi serre dans ses bras le paysan et lui promet des tas de pièces d’or. L’annonce de la mort du monstre se répand comme une trainée de poudre. On peut enfin fêter Noël!!!! Alors le Roi appuie sur l’interrupteur royal et tout le palais s’illumine de mille feux.


Dominique Huguet

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