Bien souvent …par Karine

Bien souvent, il aurait voulu mourir. Sa vie le polluait.
Le pessimisme l’attirait. Même s’il avait beau parier qu’un jour il côtoierait l’espoir, qu’il
réunirait des étoiles pour l’aider à briller ici-bas…
Son ouvrage d’espoir qu’il tentait de coudre, se trouait de plus en
plus. Il voulait prendre son destin en main et balayer les affres qui le
frappaient. Il cracha sa colère pour réparer son angoisse.
Il ne voulait plus que son angoisse le dirigeât.
Il partit alors s’initier au travail de la campagne : allumer un feu,
tondre, élever des animaux, espérer que les poules pondent, voir
les lapins sauter, leur donner des carottes…
Marcher, emmener les moutons, monter à cheval.
Il listait tout ce qu’il avait aimé pour garder dans sa mémoire ces
souvenirs. À présent, il ne voulait plus jongler entre la vie et la mort et voir
pourrir son existence. Il ne sonderait plus son âme.
Il se faisait confiance. De retour chez ses amis, Il mourait d’envie de s’allonger dans
l’herbe et de brunir au soleil.
Il allait lentement, d’un pas calme, la tête haute, les yeux fixés sur
la grande baie ensoleillée de la porte. Il sentait sur sa peau courir
de longs frissons, ces frissons froids que donnent les immenses
bonheurs. Il ne voyait personne. Il ne pensait qu’à lui.
Karine

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